A vampire under the scorching sun

Wild dreams

février 8, 2010 · Laisser un commentaire

 

Je ne vais pas m’excuser de mon manque de présence ici, puisque je n’aime pas m’excuser  mais simplement montrer repentance en me rattrapant avec cet article.

Beaucoup de mes amis le savent déjà (les joies de Facebook,…) mais vous voyageur bondissant de site en site, êtes ignorant de ce grand projet qui est le mien.

C’est un rêve que je nourrissais depuis longtemps…vers mes 13-14 ans approximativement et qui voit enfin sa réalisation.

 

Ma destination ultime,

Le premier voyage, certainement pas le dernier.

Le pays du Long nuage blanc

La terre natale de Peter Jackson

La patrie des Maoris, des All Blacks et de leur si fameux haka

 

Je pense que les indices fournis sont suffisants pour deviner…

Et oui départ le 30 juin de Los Angeles vers la Nouvelle Zélande pour un retour le 5 août en France !

Drapeau de la Nouvelle-Zélande

Modalités : 

 - prendre un vol pas cher : 1400 US$ soit 800 euros avec un très bon taux de change. Monnuage.fr est vraiment un très bon site pour les voyageurs : comparateur de prix, mais aussi foultitude de blogs de voyage  et recommendations de tous les fellows qui nous ont précédé (pour éviter de se retrouver a Nouillorc au lieu de New York comme l’a dit une célèbre pub).  Voyage entièrement payé avec mes économies. Cette année fut une année entièrement sous le signe de l’autonomie financière pour moi. Et croyez moi ça soulage de ne plus vampiriser les parents

- acheter un guide de la randonnée en Nouvelle Zélande : fait

- acheter une grande carte et prévoir le parcours : pas fait

Carte de la Nouvelle-Zélande

- prévoir le budget : pas fait du tout

- faire des milliers de projets et s’imaginer grimper les montagnes, parcourir les vastes plaines, et rêver dans les nuages : fait, fait et refait !!

 

Pourquoi la Nouvelle Zélande ?

Etant une grande et inconditionnelle fan du Seigneur des Anneaux, j’ai découvert ce magnifique pays à travers les images époustouflantes des films de Peter Jackson. Les cavaliers chevauchant dans des plaines à perte de vue, des pics enneigés se dressant comme d’anciens géants,…

Ce pays a de multiples facettes et la variété de ses paysages est absolument incroyable. Chaque voyageur qui en revient n’a qu’une expression à la bouche : Inoubliable.

Depuis lors, j’ai eu envie d’en savoir plus à propos de ce petit paradis qui est l’endroit le plus éloigné au monde de la France. On le connait principalement à travers le Seigneur des Anneaux et le haka mais sa culture est immensément variée. Rien que la découverte de l’extraordinaire culture Maorie et son respect par les Néo Zélandais vaut le voyage.

Aller en Nouvelle Zélande, c’est plus que réaliser mon plus beau rêve. C’est toucher du doigt cet instant merveilleux où l’on se rapproche de la nature, sentiment que l’on a perdu en se sédentarisant au sein d’unités urbaines. Nous vivons dans des villes, dans des endroits étriqués où l’expansion individuelle est réduite à son minimum et étouffée par l’esprit de communauté (je sais que certains reprendront mon idée et la tourneront dans l’autre sens mais c’est ma perception).

 

Sortir de ces villes, atteindre des endroits non pollués par la sur présence humaine, où les grands espaces permettent de se trouver plus facilement, c’est tout l’esprit de ce voyage (comme du film Into the Wild par ailleurs).  On se rapproche de ce que nous étions originellement, on se débarrasse comme l’on peut de son imprégnation culturelle et on est enfin à peu près égaux pour atteindre un des ses possibles moi (d’autres s’atteignent à travers la société, ce que j’admet).

La Nouvelle Zélande ce n’est donc pas seulement un endroit physique magnifique et dont je reviendrais certainement transformée, c’est également le vecteur de la grande quête humaine, tout du moins MON vecteur personnel. Et il n’est aucun autre pays où je rêve d’aller. Absolument aucun autre. De l’étriqueté intellectuelle ?

 

Je ne pense pas. C’est comme le grand amour. Une fois que celui ci nous surprend, plus rien d’autre ne paraît ni attirant, ni intéressant.

La Nouvelle Zélande est mon grand amour. Et celui auquel je reviendrais chaque fois que le besoin se fera impérieux.

 

PS : Ici le merveilleux blog de Yann Thompson sur la Nouvelle-Zélande : http://leparikiwi.wordpress.com

 

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Into the Florida Wild !

décembre 15, 2009 · Laisser un commentaire

Du retard, des MAJ irrégulières, je l’avoue…

De la relâche jamais !

La semaine dernière sera l’objet d’un futur article (quand je serais revenue de vacances s’entend). En effet j’ai passé toute la semaine chasing cars (à la chasse aux voitures) et malgré le nombre de véhicules encombrant les autouroutes américaines, il ne faut pas croire que trouver une voiture soit tâche aisée ni top budget, mais au contraire requiert énormément de temps, d’énergie, de courage et d’aide. Heureusement tout est bien qui finit bien et je suis désormais la fière propriétaire d’une saturn SL1, datant de 1997 qui est l’exacte reproduction de celle ci :

 

   Avec elle , je pars demain pour un voyage de 6 jours à travers la Floride. Je pars chercher deux amis de Sciences Po en tour du monde (Manon Aubry et Guillaume Bruneau, cf blog de Guillaume dans les liens).

4h de route pour aller les chercher à Miami, ‘est parti pour une merveilleuse semaine !

Un petit aperçu du plan prévu : 

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Le best-seller n°1 aux States ? Madame Palin pardi !

décembre 10, 2009 · Laisser un commentaire

 

 

On commence par une citation de la plus fameuse Ségolène des Etats-Unis, j’ai nommé la désormais bien-connue Sarah Palin :

« If God had not intended for us to eat animals, how come He made them out of meat?”

(Si Dieu n’avait pas voulu qu’on mange les animaux, comment se fait-il qu’Il nous ait fait de chair ?)

 

Extrait de son livre Going Rogue (qui pourrait se traduire grossièrement par Devenir un paria)

 

 Alors là on imagine Palin à la place de celui qui se tape le bide de l’année dans cette vidéo :

http://www.youtube.com/watch?v=WWc0nAU65N8

 

 

 

Les mémoires de l’ex candidate à la vice présidence des Etats Unis sont parues le 17 novembre et le livre est classé best seller n°1 selon le classement du New York Times.  Les préventes ont également dopé Amazon, et le livre est devenu le 3ème mémoire politique a avoir vendu plus d’un million de copies. Le livre a depuis l’annonce de sa parution en mai 2009 suscité un remous d’agitation et de rumeurs incessantes. Aussi sûrement qu’un teaser  (avant goût) de série télévisée, cette annonce et les perpétuels rebondissements autour de ce livre expliquent pour une bonne part les ventes extraordinaires de ce livre. On ne peut en effet s’attendre à une qualité d’écriture extraordinaire (le livre n’étant même pas écrit par elle-même en réalité).

Un petit aperçu des difficultés d’approvisionnements : (en utilisant un meme bien connu au passage)

http://www.youtube.com/watch?v=Pt9DRQ_c8Rc

 

  • Effets d’annonce et gesticulations médiatiques

 Le livre a été écrit très rapidement (vitesse sans doute facilitée par la démission de Palin du poste de gouverneur de l’Alaska) et un nombre impressionant de tirages commandé par l’éditeur (2.8 millions de livres).

Des parodies sont sorties :

 

 ou encore ce site : http://www.goingrouge.net/; qui vous permet d’acheter un livre de coloriage Sarah Palin ^^.

 

Dans le même temps, Richard Kim et Betsy Reed, éditeurs du magazine The Nation ont pastiché les mémoires de Palin pour en faire ça :

Going Rouge

 Ce livre paru le même jour que le livre de Mme Palin, porte le titre Going Rouge (sachant que Rouge est un terme lourd de sens qui est utilisé pour désigner toute personne aux vues communistes, voire socialistes). Le sous titre  An American nightmare (Un cauchemar américain) en dit long sur les inclinations des auteurs quant à l’ex gouverneur.

Ce livre n’est pas une parodie, mais bien un livre sérieux qui tente de démontrer le danger qu’il y aurait à donner du pouvoir politique (plus que gouverneur de l’Alaska j’entends) à une femme de la sorte.

  •  La sortie tant attendue : le Sarah Palin Rogue Trip

Un des talk-show les plus prisés aux Etats-Unis est incontestablement celui d’Oprah Winfrey (d’ailleurs l’annonce de l’arrêt de celui ci a provoqué une vague de protestations au pays de l’Oncle Sam). Le moindre produit cité par Oprah se place immédiatement à la tête des ventes et chaque star sait qu’être invité par la papesse du petit écran est synonyme de boum du produit qu’il va lancer. Il n’y a rien donc d’étonnant à ce que la première apparition de Palin chez Oprah se soit effectuée à la veille du lancement de son livre.

Sarah Palin et Oprah Winfrey

Elle a aussi multiplié les apparitions dans des villes un peu midwest, des Etats un peu perdus, mais considérés comme clés pour la reconquête de 2012 si reconquête il y a.

 

  • Le livre en soi

Des Mémoires ? Plus un condensé de la campagne de 2008.

C’est pour les potins juteux sur Mc Cain & Cie qu’on s’arrache le livre, pas pour connaitre la petite enfance de Palin il faut se l’avouer.  Les critiques lui donnent une note médiocre (franchement je m’y attendais).  Qui achète le livre alors ?

Ceux qui ont supporté Palin, mais aussi les supporters de Mc Cain, d’autres républicains, des démocrates curieux. Sans oublier la femme Américaine moyenne, qui croit trouver en Palin un modèle qui lui ressemble et qui se proclame  fièrement, true et vraie Américaine !

 

On n’y apprend pas plus sur les ambitions de Palin qu’avant de lire le livre et honnêtement je préfère aussi qu’elle ne nous en dise mot.

 

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Des Canadiens aux pigeons voyageurs, il n’y a qu’un système de santé !

décembre 8, 2009 · Laisser un commentaire

American health care that attracts Canadians

(Le système de santé américain qui attire les Canadiens)

 

 

Pour ceux qui ont vu Sicko (le documentaire de Michael Moore, ndlr), ou tout simplement qui possèdent un minimum de connaissance du système de santé américain, le titre de l’article peut sembler étonnant.  Ce fut le cas pour moi aussi.  Je n’ai pas encore entendu de critiques positives du healthcare system ici (système de santé américain) et en ait même subi les douloureuses méandres.

Pourquoi donc des Canadiens, disposant à en entendre d’un des meilleurs systèmes de santé au monde (après la France, Cuba et le Royaume-Uni), se déplaceraient ils aussi loin de leur cher sirop d’érable pour venir débarquer dans un petit coin perdu de Floride, si ce n’est point pour soigner leurs rhumatismes à la chaleur du Deep South ?

 

Le fait est qu’aussi accessible que soit le système de santé Canadien pour toutes les classes de la population, c’est justement son accessibilité qui pèse sur sa fondation. Le système est surfréquenté, à la fois par des Canadiens et par des Américains qui viennent y chercher les soins qu’ils ne peuvent se payer dans leur pays. De fait, les listes d’attente pour voir un médecin sont impressionnantes, et certains peuvent attendre des mois pour des soins.

Aux Etats-unis, les sommes à payer sont au contraire phénoménales mais le terme même de liste d’attente est vide de sens. J’en ai eu ainsi l’expérience en demandant à une collègue quel était le temps d’attente pour un ophtalmo (il me faut bien 6 mois pour en avoir un). Réponse : oh 2 semaines, pas plus. Pour paraphraser une célèbre publicité : Nous n’avons pas les mêmes valeurs…

L’article traite d’une clinique de la baie de Tampa mais est symptomatique de ce qui se passe en Floride en général. Ainsi à cette clinique en un jour normal, ont-ils reçu 49 patients, dont 29 Canadiens. Le directeur de la Clinique a décidé de profiter de l’afflux de Canadiens et de faire de sa clinique un must see dans l’exil hibernal des caribous.

 

Moi ce que j’en dis ?

Rien ne vaut le bon vieux système français !

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La question de la discrimination des homosexuels à Hillsborough

décembre 7, 2009 · Laisser un commentaire

« On right issues, Tampa and county part ways » (tbt, 23/11)

 

Où l’on voit que les villes et concentrations urbaines sont tendanciellement plus à gauche et que les espaces plus ruraux sont plus inclinés vers le GoP (Grand Old Party), le parti Républicain.

L’article de vendredi a exposé que le conseil municipal de Tampa avait voté à 5 contre 1 pour une protection contre la discriminations des transsexuels. Quand une question similaire a été abordée en Octobre à la Commission en charge de gérer le comté d’Hillsborough (où est située Tampa), l’accueil a été bien moins chaleureux.

La proposition est venue du seul membre ouvertement déclaré gay de la Commission qui a suggéré d’étendre les politiques anti discriminatoires internes à la Commission à l’orientation sexuelle.  Cette disposition existait jusqu’en 1995, année où elle a été supprimée. Pourquoi ? L’histoire ne le dit pas.

On peut cependant supposer que cela est du à un changement dans l’équilibre de la Commission, suite à vote, avec plus de Républicains dans la balançe qu’auparavant.  Sans faire le parallèle grossier républicain = anti gays, je ne peux m’empêcher néanmoins de remarquer que les démocrates ont les vues les plus ouvertes des deux camps.

Ainsi sur les 7 membres du Conseil municipal de Tampa, 6 sont démocrates. A la Commission, seulement 2 sur 7 le sont. Avec des élections approchant, les élus républicains ne vont pas risquer de se mettre à dos une partie de leur électorat qui estime encore qu’être homosexuel est équivalent à un péché mortel.  

Les opposants à cet ajout aux les politiques anti-discriminatoires se défendent d’être homophobes avec des arguments très fallacieux. Exemples choisis :

 » Le plus on ajoute de groupes, le plus ça rend les choses triviales. Qu’est ce qu’on va faire après ? Ajouter les gros ? »

« Je trouve qu’il y a beaucoup plus important à faire que de se préoccuper d’ajouter du langage alors qu’on a été élu pour faire de la politique.  Les lois fédérales peuvent faire office de protection contre les discriminations. « 

Encore une fois les politiques font preuve qu’ils se soucient plus d’être réelus que d’assurer l’équité.

 

Et pour finir sur une note plus joyeuse, je suis retombée sur :

Et ça fait du bien !

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Might we all be born equal, intelligence is unequally alloted

décembre 5, 2009 · Laisser un commentaire

Parce qu'étant égaux, nos accès aux droits devraient l'être également

 

Je me suis replongée dans les profondeurs des feuilles de journal parsemant ma moquette, en mode Variations en Laitue mineure . Et j’en suis ressortie, un sourire victorieux au visage, avec un article vraiment worth of interest. ( pour les non anglophones =une pépite, traduction non exacte, beware), datant du 20 novembre.

Petit aparté pour dire que mon franglais a vraiment empiré de façon dramatic, ce que j’ai réalisé en parlant à mes parents over the phone en cherchant mes mots en français et en m’exprimant à moitié en anglais :

Donc tu comprends le check-up du car c’est pas obligatoire ici, mais les voitures ont un report history qui compile leurs records. Bon après c’est sûr va falloir faire un test drive pour pas qu’ils me scam. 

 

Inutile de préciser que mes parents n’ont rien compris et que j’ai dû tout reprendre en cherchant péniblement comment exprimer ce que je voulais dire en français.

Alors si vous trébuchez sur des mots anglais disséminés par ci par là, ce n’est pas pour étaler ma connaissance linguistique mais bien parce que je pense à la fois en français et en anglais all the time et donc il est parfois difficile de dissocier les deux.

Pour en revenir à l’article, Sometimes, it seems like we’re all humans (Parfois, on dirait que nous sommes tous humains), il traite d’un sujet qui a crée la polémique au conseil municipal de Tampa.

Un membre du conseil s’est plaint qu’il lui était perturbant de voir une personne transgenre employé à la mairie, arriver un jour habillé en homme, un autre jour en femme et qu’il devait choisir une identité fixe (ne pas porter des vêtements d’un autre sexe un jour sur l’autre). Cette personne s’est plainte au conseil évoquant une discrimination à son encontre.

Or si la protection contre la discrimination portée sur le genre, la race ou la religion  pour la recherche de logements ou de travail existe bien, les individus transgenres étaient jusqu’à présent exclus de toute considération à Tampa. 

Aux Etats-Unis, 12 Etats ont inclus les transsexuels dans leur législation anti discrimination, ainsi que plusieurs villes en Floride.  Le chemin est encore long, mais la tolérance envers les transsexuels se fraye de plus en plus un chemin à travers les Etats-Unis.

Il n’en reste pas moins que le sujet est sensible quand on voit qu’un sujet largement accepté chez nous (ie l’avortement) conduit à des débats acharnés ici. Lors du vote, le conseil municipal affichait salle comble, ce qui n’est pas chose fréquente comme on peut se l’imaginer. La tension était à son comble entre ceux criant à l’hérésie et les défenseurs des libertés individuelles. 

 

Eye of the Tiger  (à écouter en lisant).

D’un côté du ring, un petit homme bedonnant (c’est comme ça que je me l’imagine en tout cas) accroché à sa Bible (image véridique tiré de l’article, pour ce qui est de l’ouvrage religieux) comme Kate Winslet à sa porte en bois. De l’autre, des poitrines fièrement bombées parsemées de stickers Tampa supporte tous ses habitants.

On ne peut réduire l’affrontement à Démocrates vs républicains, Chrétiens farouches versus sataniques athées, la question est beaucoup plus complexe que cela et traverse ces lignes de divisions sommaires.

Ainsi un des partisans du droit à une protection contre la discrimination, un pasteur a déclaré :

« Je crois que Jesus aime chaque personne dans cette pièce »

 

 En se détachant de l’obscurantisme et de l’extrémisme que certains religieux et croyants ont pu exprimer, ce pasteur apporte un point de vue que je respecte profondément pour le message de paix qu’il apporte.

Surtout quand on le compare à celui du camp opposé, où une adolescente probablement encore acnéique de 18 ans, lance un retentissant d’intelligence (ironie inside) :  

« Si je décide de devenir un chien,  cela me donne t-il le droit d’aller me soulager dans le jardin de quelqu’un ? »

Finalement la disposition pour protéger les personnes transgenres a été adoptée et on ne peut que s’en féliciter.

Je suis sans doute ignorante sur ce sujet mais j’ose avancer que je pense pas que ce sujet aurait provoqué lemoindre remous dans notre cher Hexagone. Pour moi il est absolument normal que les transgenres obtiennent l’égalité et aient les mêmes traitements que tout le monde concernant quelque aspect de la vie qu’il soit.

Vouloir s’opposer à ce que quelqu’un obtienne les mêmes droits que nous parce qu’il est différent revêt un parfum nauséabond surtout lorsque les arguments évoqués revêtent du (tirés de l’article) :

 » Si on fait ça, on prend le risque de lâcher des pervers(sic) qui mettent à risque le bien être de nos enfants ».

On notera l’assimilation transsexuels=pervers pédophiles et on peut facilement se douter que ces personnes font une similaire assimilation pour les personnes homosexuelles. Heureusement je pense que ce genre d’opinions est en régression mais les nombreuses discriminations encore rencontrées par les groupes minoritaires comme les transsexuels ou les homosexuels démontre que le chemin est encore long avant une véritable égalité qui passe par un changement des mentalités.

A venir demain : la review d’un article portant sur  le comportement de l’administration à l’égard des discriminations en fonction de l’orientation sexuelle. L’égalité ? Not yet !

Campagne très niaise, vue et revue avec des marmots partout (le ton sarcastique est pris pour vous empêcher de sourire beatement) mais dont le message est primordial (j’assume le ton exposé de Sciences-Po ici) :

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Aujourd’hui j’ai pris mon vélo, mes pieds et le BUS, j’ai donc risqué ma vie plus qu’en allant faire une balade à Tchernobyl (ou presque^^)

décembre 4, 2009 · Laisser un commentaire

 

S'est-il fait amputer le buste par un char québéquois ? L'histoire ne le dit pas...

Le tbt d’aujourd’hui ne regorgeant pas d’articles intéressants , je me suis replongée dans le tbt du 23/11 pour y ressortir un article qui avait attiré mon attention à l’époque.

Treading the most treacherous of roadways relate les dangers qu’il peut y avoir à se déplacer à pied ou en vélo dans les alentours de Tampa.  Il y est ainsi indiqué que selon une étude nationale, la Floride possède les 4 zones métropolitaines les plus dangereuses pour les piétons et cyclistes : Orlando en premier, Tampa en deuxième ainsi que l’US 19, plus dangereuse route du pays. J’ai donc eu l’heureuse surprise de découvrir que je vivais dans la deuxième ville la plus dangereuse des Etats-Unis au niveau sécurité routière.  Ce qui pourrait paraître une anecdote quelconque pour n’importe quel automobiliste, s’avère alas une réalité qui n’est que trop véridique.

La Floride gagne la palme de l’insécurité routière avec 4 métropoles en haut du classement. Pourquoi une telle concentration dans cet Etat ?

- les villes du Nord, développées rapidement après l’arrivée des colons, se sont construites en fonctions des piétons puis se sont adaptées pour accueillir les voitures.

- La Floride en revanche, ne fut longtemps qu’un vaste marécage et les villes construites sur le tard en même temps que la voiture se répandait dans la plupart des villes. Aussi, les zones urbaines ont été conçues d’abord pour permettre la circulation automobile et non pensée d’un point de vue pédestre.  Les villes floridiennes sont plus des grosses métropoles, très étendues, sans véritable centre ville, sprawling comme de gigantesques méduses tentaculaires, où il est nécessaire d’utiliser la voiture.

Quand on ne prend pas en compte les populations sans voitures (pauvres, SDF,…) , cela résulte en des aberrations qui rendent la vie bien difficile pour ceux-ci : des pistes cyclables inexistantes ou quand elles existent qui s’arrêtent sans prévenir en plein milieu d’une route très fréquentée, vous laissant à la merci d’un frôlement potentiellement accidentel (expérience vécue ^^).

Les vélos roulent donc sur les trottoirs qui s’il faut reconnaitre leur existence et largeur sont cependant creusés par les ravines du déficit budgétaire américain… L’aberration des pistes cyclabes continue avec les trottoirs : trottoir s’arrêtant en plein milieu du champ qui longe la route …

Résultat : en 2008, 504 piétons tués en Floride (18 millions d’habitants) dont 192 dans la zone de Tampa.

Les solutions sont simples et faciles à appliquer puisque St Petersburg (la ville attenante) a lancé un programme qui a fait ses preuves. Aisni grâce à un audacieux programme où ils ont ajouté plus de 20 km de trottoirs et 200 km de pistes cyclables, le nombre de piétons tués est passé de 143 à 70 en huit ans (encore des efforts à faire bien sûr, mais mieux vaut doucement et sûrement).

Des changements logistiques sont à apporter mais c’est aussi une réforme du permis qu’il faut envisager :  c’est une formalité aux Etats Unis et nombre de conducteurs conduisent sans se soucier beaucoup du Code de la Route et des autres usagers. Le piéton doit être considéré comme un usager à part entière et non comme un vulgaire objet gênant que l’on frôle sur la route.

Très très bon spot anglais sur le sujet :

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Aujourd’hui : Le point sur la situation des stages aux Etats-Unis et sur le réseau de transports en commun

décembre 3, 2009 · 5 commentaires

  • Taxer plus pour permettre à Anne-Laure d’attraper son bus ?

http://tampabaytimes.ussrv06.newsmemory.com/index.php; page 9

Partons de l’isoloir pour arriver où je veux en venir. Aux Etats-Unis, les principales élections sont les présidentielles (tous les 4 ans), les sénatoriales (tous les 6 ans), celles pour la Chambre des représentants (tous les 4 ans) et les « gouvernatoriales » (néologisme duhamelien ici assumé).  Or pour des raisons budgétaires mais également d’abstentéisme, les Etats-Unis profitent de ces grands évènements qui attirent beaucoup d’électeurs vers les urnes pour les faire voter sur d’autres sujets (élire un procureur, un maire, ou procéder à un référendum).

Ainsi lors des prochaines élections du gouverneur de Floride en 2010, les électeurs du conté d’Hillsborough (où je réside) se verront poser la question d’une hausse de la TVA de 1 cent (une TVA actuellement à 7%) pour financer le réseau de transport en commun. Une question qui fait polémique et ce pour plusieurs raisons :

- La répugnance propre à beaucoup d’ Américains (la Floride étant un Etat mi républicain, mi démocrate)  pour l’augmentation des impôts, surtout en ces temps de crise.

- Le règne de la voiture : pourquoi financer de nos poches quelque chose que l’on n’utilise pas [les transports en commun, ndlr] ?

Ce challenge c’est un républicain qui étonnamment le prend à bras le corps.

« Pour quelqu’un qui ne voulait pas avoir la mention Il a augmenté les taxes sur son CV, j’ai bien retourné la question sous tous les angles et en ai conclu que le problème n’allait pas se résoudre tout seul »

Ce n’est pas comme si c’était une fantaisie délirante (non je ne pense pas à des hallages flottants sur la Mayenne, pas du tout) mais bien une nécessité de tous les jours pour les gens pour qui le bus est le seul moyen de se déplacer. 

L’effort de ce budget supplémentaire se concentrerait également à 37% sur le train (qui en comparaison de la SNCF fait figure de train de pays sous-développé==>expérience vécue).

Au final chacun peut un jour se voir saisi sa voiture, et vivre en Floride sans voiture est une expérience que je ne conseille à personne et qui peut vite mener à une exclusion d’abord sociale puis professionnelle. Bien sûr le réseau de transport à Tampa n’est pas si mauvais que ça et il a le mérite d’exister mais bon nombre de choses pourraient être facilement améliorées si on lui allouait plus de moyens.  Malheureusement cette situation reflète les conditions urbaines de beaucoup d’autres villes, où ceux qui vivent aux périphéries sont condamnés à s’y terrer. Il serait temps que l’Amérique remette sa fierté au placard et prenne exemple sur la France (ce n’est pas souvent que l’on m’entendra dire ça) : mettre l’accent sur l’utilisation des trasports en commun est non seulement une priorité environnementale, mais aussi sociale et professionnelle.

Cela passe par un changement dans la façon de vivre et l’éducation : la voiture ne doit plus être considérée comme l’unique et seul moyen de transport.

Les bus américains peuvent transporter 2 vélo à l'avant (très useful)

  • Exploiter les stagiaires ou le nouveau lobby des entreprises américaines (et françaises d’ailleurs)

http://tampabaytimes.ussrv06.newsmemory.com/index.php, page 25

Tirer profit de petits stagiaires innocents a longtemps été un des passe temps favori de beaucoup d’entreprises mais la crise a semble t-il décuplé la volonté des entreprises d’exploiter une main d’oeuvre malléable, docile et qui rapporte sans coûter (Tob Budget en clair).  Ainsi il apparait que les petites compagnies et les ONG offrent plus de stages que les grosses entreprises (ce qui semble normal) et ces stages non rétribués qui auparavant rebutaient des jeunes en manque d’argent s’arrachent désormais comme des petits pains (le plus d’expérience on engrange, le plus il sera facile de trouver du travail plus tard). 

Les stagiaires ne se limitent pas au cercle des college students mais s’étend aussi aux professionnels en reconversion ou cherchant à s’occuper. Cependant pour garder une moralité, les entreprises doivent offrir un service également en contrepartie = permettre au stagiaire d’acquérir des compétences et non lui faire photocopier le dernier dossier.

Oui à la réciprocité, non à l’exploitation (non je ne suis pas troskyste Alexandre F. ^^)

Article du week-end à venir : L’adresse d’Obama aux Américains sur la guerre en Afghanistan. Pour aujourd’hui, votre serviteur est fatigué et vous souhaite de beaux rêves (ou pas, dépendant du moment de la journée)

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Instaurons une nouvelle tradition

décembre 2, 2009 · Laisser un commentaire

J’ai été très paresseuse ou plutôt ai beaucoup manqué de temps (la faute aux séries américaines en surplus sur ma télé à 60 chaînes… et à mon heure de jogging quotidienne) et pour me faire pardonner vais instaurer une nouvelle habitude sur ce blog : un post quotidien sur un sujet qui m’intéresse ( plus le dimanche ) ou plus sûrement sur un sujet qui fait la Une en Floride.

Un ancrage local donc mais qui permet d’aborder des sujets auxquels certains d’entre vous ne connaissent absolument rien (comme moi). Le Tampa Bays Times (tbt) http://www.tampabay.com/tbt/, sera le journal dans lequel je pêcherai mes news (ainsi que le Miami Herald occasionnellement) et qui s’il ne pêche pas par la qualité de ses articles a le grand mérite d’être distribué gratuitement dans toute la ville et d’occuper mes 50 min de bus le matin.

Aujourd’hui 3 sujets qui ont retenu mon attention : les banqueroutes, les dépenses de santé du gouverneur de Floride, et quelque chose de plus national (voire mondial, vive la globalisation aha) : l’accident de Tiger Wood.

  • « Bankrupties hit record highs; more to come ? »

(à voir ici pour les lecteurs anglophones==> http://tampabaytimes.ussrv06.newsmemory.com/index.php, page 13).

On savait depuis longtemps que la crise des subprimes avait durement touché la Floride (si vous ne le saviez pas, je suis heureuse (enfin relativement) de vous l’apprendre). Les évictions furent légion en 2008 mais le plan de relance aurait pu faire croire que la tempête se calmerait en 2009. Il n’en fut rien. Enfin toutes proportions gardées, c’est une assertion que j’avance ici mais souvent ce qui se passe dans un petit endroit du territoire  reflète ce qui se déroule au niveau fédéral.  Ainsi à Tampa, 46% de plus   de particuliers et d’entreprises se sont déclarées en banqueroute cette année par rapport à l’année dernière.  Le taux de chomage se situe à 11.7% ce qui est un point plus élevé que la moyenne nationale. 

Cette crise du paiement des mortgages se fait ressentir chez les compagnies prêteuses qui cherchent désormais à tourner des arrangements au lieu de fermer la porte à leurs clients surrendentés.

L’autre grand risque approchant à l’horizon pour les entreprises sont les faillites des compagnies immobilières qui ne peuvent payer leurs prêts vu que les locataires ne peuvent payer leur loyer. La prolifération des condos (sorte de résidences avec multples appartements, piscine, salles de gym,…) autour de la zone de Tampa lors de la bulle immobilière n’a pas arrangé le problème : les compagnies s’arrachent les rares clients disponibles à coup de banderoles proposant des mois de loyer gratuits et des loyers réduits à du jamais vu (ma résidence pratique cette politique par exemple).

Si jamais cela se produit, on peut s’attendre à une vicieuse chute de dominos, qui pourrait encore plus troubler l’économie de Tampa Bay.

  • La couverture santé des fonctionnaires floridiens ou comme un parfum de scandale…

Gouverneur de Floride, Charlie Crist

 

Ce cher Charlie est un gouverneur républicain dont le terme arrive à échéance l’année prochaine, autrement dire que les scandales commencent à émerger (oui le tbt est démocrate) et que le panier de courses des républicains parait bien chargé…

Le dernier en date (http://tampabaytimes.ussrv06.newsmemory.com/index.php, page 10) : alors que des millions d’Americains n’ont pas de couverture santé minimum et luttent tous les jours pour couvrir des dépenses de santé exorbitantes, certains n’hésitent pas à abuser encore et encore du système.

Bien évidemment les Républicains s’opposent majoritairement à la réforme de santé (article à venir sur le sujet) et les Floridiens ne font pas exception. Pourtant quand il s’agit de bénéficier de l’aide publique, ils ne sont pas en reste… Ainsi 27479 fonctionnaires floridiens (dont bon nombre très hauts placés) bénéficient d’une couverture santé gratuite(quant on sait que le budget de l’Etat n’a fait que décliner depuis 3 ans).

Mr Crist, une explication ? 

- D’après l’intéressé c’est tout simplement une rétribution et un avantage qu’il trouve normal d’accorder à ceux qui servent l’Etat. Après tout pourquoi pas ? (bien que je ne sois pas d’accord)

Mais le gouverneur entend étendre à sa femme et les filles de celles ci  les privilèges que sa fonction de public servant lui accordent. Suis je la seule choquée ? Apparemment non puisque l’affaire fait grand bruit par ici. (http://www.miamiherald.com/news/politics/AP/story/1358036.html). 2431 fonctionnaires gagnent plus de 100000$/an et en plus ne payent pas d’assurance, ce qui explique le profond sentimet d’injustice qui a pu être ressenti parmi nombre de floridiens.

La Floride est l’un des seuls Etats à fournir ce type d’avantages puisqu’elle n’est suivie en cela que par 5 autres Etats (sur un total de 50).  Les Congressmen eux même ont des frais pour leur couverture santé.  Le reste des fonctionnaires floridiens (100000) payent des frais mais bien inférieurs à ce que paye un Floridien ne travaillant pas pour le public : 600$/an/personne contre 1133/an/personne.

Bien entendu, je ne possède pas le fin mot de l’histoire puisqu’il n’est pas indiqué à partir de quand cette politique a été mise en place (peut être sous un gouverneur démocrate d’ailleurs). Il n’empêche que s’il ne l’a pas débuté, Crist a eu les moyens pendant son mandat de réduire cette débauche indécente et qu’il ne l’a pas saisi.

Mais suis-je naïve, depuis quand un politique serait-il altruiste ?

 

 

  • Tiger Woods. (Tiger’s crash really none of our business)

Le célèbrissime joueur de golf américain est au coeur d’une polémique très américaine qui ne fait qu’enfler depuis dimanche soir. http://tampabaytimes.ussrv06.newsmemory.com/index.php, page 31

Donc en résumé rapide : Tiger a eu un accident de voiture, certains médias ont annoncé sa mort alors qu’il n’était en fait qu’égratigné. De là vient toute une histoire racontant qu’une dispute aurait éclaté au domicile conjugal parce que Tiger aurait eu une relation extra maritale avec une jeune femme. Vrai ou pas, peu importe pour les médias américains qui se sont emparés du sujet comme des vautours sur une proie.

Il faut dire que la cible est particulièrement juteuse : quand certains étalent leur vie sentimentale et sexuelle au grand jour (non je ne pense pas à Paris Hilton, enfin si peu), Tiger lui défend avec acharnement sa vie privée et très peu de gossips (rumeurs) ont filtré sur le champion depuis son ascension au sommet.

L’article du Tbt que je trouve très bon, se désintéresse totalement du sujet en lui même : le crash et la prétendue affair pour se concentrer sur le traitement de cette information.  Il résume en une phrase  l’intérêt de l’article : « It’s not of ours damned business » = c’est franchement pas nos oignons.

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Le stage :)

octobre 25, 2009 · 2 commentaires

Commencé depuis presque un mois, il se passe merveilleusement bien.  L’ambiance est super, les tâches confiées très stimulantes, malgré les 1h30 pour y aller et en revenir !

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